Kyoto infini

Oui, parce que bon, on n’arrive pas à voir le début de la fin de cette ville maudite.

Je veux dire : tu viens de voir un temple, pis là tu dis aux autres : « Bon, c’est le plus beau. La barre (du tori) est haute. ».

Ben non.

Y’a toujours plus haut, plus beau, plus orange (ou rouge orange).

C’est comme les jardins. Tu en visite un, tu es sur le cul. Là, tu dis aux autres : « Je peux pas être plus sur le cul que ça. ».

Ben oui. Tu peux avoir la tête plus basse que le cul.

Gossant comme position (tête, cul, gosses, toute est dans toute).

En plus, pour les jardins, y’a les jardins de pierre, et les jardins de vert, et les jardins de d’eau.

Bref, un enchantement pour les yeux.

Pis là, on décide de faire changement : on va allez voir les singes.

Mais bon, on y va surtout pour Isa : moi, les singes, ça va, j’en ai vu dans la masse. Ça me gliglisse plus le nombril, les singes.

Sauf quand il prend son élan pour sauter dans l’eau. Pis qui nage. Pis qui tape la tête des carpes.

Trop kawaii.

Alors voilà : on résume Kyoto. Tu viens au Japon, qu’importe le nombre de jours que tu passes à Tokyo, tu en passe le double à Kyoto.

On devait y passer 5 jours, on a rallongé à 7.

Et puis, l’appart a la clim. Et pis bon, vous vous pensez drôle à Montréal, avec votre petite canicule, mais ici, c’est la canicule tout le temps. Pis en plus, nous, on s’oblige à faire des visites. Faque on fait pitié beaucoup plus que vous. Parlez à ma mitaine.

Parlant de pitié, Isa a prit une journée de visite seule, pendant que Sol et moi on prenait une journée de « congé » (en fait, on est allé faire des géocaches sur le mont Inari. Parti à 9H30, revenu à 13H30, tout trempe, l’estomac dans les orteils (vous imaginez). Donc, pour la journée de congé, on repassera).

Bref, Isa part seule visiter des temples. Et elle a été victime de trois agressions.

Évidement, une femme seule, occidentale, au Japon.

Quelle inconscience.

Première agression : un vieux Japonais (vous le voyez venir) approche Isa dans un temple. Et là, il lui PARLE. Pis il lui explique le temple, son histoire et tout et tout et tout. Mais Isa de pas comprendre grand-chose, parce que l’agression se fait en JAPONAIS. Pis c’est pas parce que tout cela se passe avec le sourire qu’il n’y a pas agression.

Deuxième agression (oui, Isa aurait dû aller directement à l’hôpital, mais les splendeurs de Kyoto n’attendent pas, elles) : Isa marche dans la rue, et là, au carrefour de 5 autres rues, elle a des doutes. Elle sort sa carte.

Erreur de débutante. Sortir sa carte sur une rue du Japon…

Tout de suite, une écolière en vélo lui saute dessus.

Et ce coup-ci, c’est l’attaque vicieuse, car elle l’agresse en anglais (sous le prétexte d’exercer son anglais).

L’écolière se rend compte qu’elle va passer quelques minutes avec Isa, elle fait donc des signes à son amie de s’en aller, pour lui laisser le champ libre (a son agression) …

Et là, l’écolière accompagne Isa, en descendant de son vélo, en direction de là ou Isa veut se rendre.

Pis elles JASENT.

Non mais, quelle agression : parler en ANGLAIS avec quelqu’un qui vient de Québec (pas la province, la basse ville, en plusse). Je veux dire, non, cela se fait pas.

La troisième agression : Isa va dans une boulangerie, et personne lui explique qui faut prendre un plateau et des pinces pour choisir les pâtisseries.

Pis à la caisse, il faut rendre la pince en même temps que le plateau.

Évidement, les Japonais de la boulangerie de lui dire des affaires (en Japonais) comme « Bonjour » et « merci » plusieurs fois, et de faire de grands sourires, en pensant que cela va atténuer les choses.

Facile.

Moi aussi, je suis capable de dire « merci » ben des fois, cela n’efface pas l’agression.

Merci. Merc. Mer. Merd. Merde.

Voyez? Rien de réglé.

Bref.

Le voyage continu à coup de 5 à 7 arrosé de bière, de bière de saké, de saké, de crisp au riz, d’edadames frais, de pâtisseries étranges…

Re bref : nous heureux.

Là, on est dans le shinkazen, direction Odawara, puis Hakone-Machi. C’est genre le Saint-Sauveur de Montréal. Le St-Anne de Québec. Le parc Angrignon de Vardun.

La seule mini différence, c’est que tu as le mont Fuji à la place du mont Saint-Sauveur, du mont Saint-Anne, ou du remblai de terre proche du stationnement sud du parc.

Sinon, y parait que c’est du même au pareil.

Je sais même pas pourquoi on va là.

Mais bon, on s’amuse comme on peut.

Comme là, moi, je me trouve ben drôle.

Syl

PS : Sans blague : le Japon, comme destination pour femme seule qui voyage, oui monsieur (bon, en fait, oui madame): génial.

Pas de commentaire possible…

Commentaires (6)

Pierre3 juillet 2018 à 9:25

Est-ce que c’est un paramouille-katana ? (dans le genre canne-épée version japonaise). Il est temps que vous reveniez, Sylvain est en panne de qualificatifs (moi aussi d’ailleurs). Tout est bliblabo.

pgluneau4 juillet 2018 à 8:12

Je te comprends tellement, Sylvain : même moi, de mon petit Laval-on-the-canicule, je commence à en avoir marre de la magnificence de ces paysages… Blablablasé? JAMAIS!! Même que vous avez pris, cette fois-ci, une des plus belles photos que j’ai vu de ma vie : celle sous laquelle tu as écrit «…bélissimo… ». Wow! Tu permets que je me la garde comme fond d’écran? Les singes aussi, sont trognons! ;^)

Mais j’ai deux questions :

a) le Totoro, il traînait vraiment par terre, à côté de l’arbre?? Pauvre petit enfant qui l’a oublié là! Il doit être tout triste!! Mais j’espère que vous avez adopté le toutou : ça ferait un beau souvenir, et un bon copain à vos deux mascottes!

b) Tu dis, sur ta photo, être avec des Toris… mais je ne vois ni Ayassé, ni aucune autre Asiatique… Est-ce normal??

Sur ces niaiseries, bonne fin de journée à vous trois!! ;^)

syl4 juillet 2018 à 8:29

Oui, oui, Totoro, abandonné à terre… Il est maintenant adopté officiellement dans la tribut! Si Sol ne le perd pas dans le premier autobus venu… ; )
Sinon, merci pour la photo bellissimo… C’est moi qui l’a prise (ou Isa, ou Sol, mais bon, comme je suis derrière le clavier, j,en prends tout le crédit!).

Les singes, crisseement trogons!

Un Tori, c’est un portail qui marque l’entrée d’un temple shinto… COmme les nippons ont utilisédes portails pour venir à Raspail, ben les habitant du royaume des hautes plaines les ont surnommés les toris… Bon, faudra mettre tout cela dans le roman… : )

Sabourin Micheline4 juillet 2018 à 11:55

Bonjour! Kyoto c’est le Japon dont je rêvais . J’ai oblitéré tout le reste même le célèbre Fudj. À pl nous vous aimons.XXX

andrée5 juillet 2018 à 10:06

Je veux un singe.

Dianne6 juillet 2018 à 12:59

Bonjour a vous ! confirmez-moi la date de votre retour svp.

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