Pas seul au monde

Le départ des alpes japonaises a été brise-cœur : on aimait beaucoup la place. On serait resté loooongtemps.

Mais, d’un autre côté, Isa arrive, et on a très hâte de visiter Tokyo et Kyoto avec son énergie communicative!

Yé!

Une fois descendu du bus, on prend le métro pour se rendre à notre nouveau AirBandB.

Bon, attention, je vais vous apprendre quelque chose que vous ne saviez pas sur Tokyo : y’a du monde.

Du Japonais.

Partout.

J’ai régulièrement l’impression de faire face à la foule qui sort du Forum après un spectacle (admiré mes références passées date).

Mais c’est juste la foule normale.

Malgré cela, le fait que les Japonais font la ligne, que tout est bien indiqué (y comprit de quel côté tu dois monter l’escalier, ou marcher dans le corridor), fait en sorte qu’on n’a pas à faire à une foule de zombies cannibales (bon, vous me direz que les zombies cannibales, ils ne sont pas dangereux pour les humains, étant donné qu’ils mangent que des zombies, mais bon, les zombies n’existent pas, alors svp vos arguments osseux, voilà…).

Bref. Belle arrivée à Tokyo.

Et le AirBandB : wow! C’est une maison deux étages à Tokyo, avec vue sur le SkyTree. Beaucoup d’espace, deux toilettes, deux salles tatamis, une table avec chaise, mais bizarrement, pas de bain.

Le proprio vient nous rendre visite, pour s’assurer qu’on n’a pas de questions. Évidemment, j’en ai, mais rien qui concerne le fonctionnent du four ou autres bébelles de ce genre (je laisse Sol s’en occuper brillamment) : moi, moi, je pose les seules questions qui valent : quelle est l’histoire du bâtiment? Pourquoi il le loue?

C’est donc la maison de ses parents, dans laquelle il a été élevé. Mais maintenant, la maison est trop grande pour lui : on fait signe que l’on comprend, c’est une grande maison pour un célibataire seul et individuel. Célibataire qu’il répond? Non, il a une femme et un bébé.

Bon, la maison est grande, mais moins que notre maison de Verdun. Et lui, il trouve que c’est trop grand, beaucoup trop grand, pour y vivre à trois. Il dit cela comme une évidence.

Eh ben câline de binne.

Bon, alors on s’installe. En attendant Isa, on se visite le quartier des geeks : les magasins d’électroniques, de figurines de perso de dessins animés, en passant par les restos de « maid » kawaii.

Le 23 juin, je vais chercher Isa à l’aéroport. Son avion de Québec a eu 20 minutes de retard, mais comme elle voyage léger, elle a pu attraper son vol quand même. Et elle a refusé 1100$ pour laisser sa place à quelqu’un d’autre, à cause du « overbooking », sur le vol Montréal-Tokyo (avec une moitié d’asiatiques à bord).

Elle a trop hâte de nous voir! :  )

On se trouve facilement à l’aéroport, et quelle joie!

On revient ensemble à l’apart : je lui donne sa passe « Pasmo » : c’est l’équivalent de la carte Opus, mais tu mets de l’argent dedans. Tu peux donc payer les trains, l’autobus, les tramways ou même… Les boissons dans les machines distributrice sur les rues. Sol en rêvait, de posséder cette carte. Très pratique.

En arrivant à la maison, Sol a préparé un festin japonais : sushi, légumes, poulet pané, edadame, etc.

Et puis, de l’alcool : on se boit une bouteille d’excellent saké, on termine l’alcool de prune, et on commence et termine un alcool d’abricot (très bon) mais que je pensais un autre alcool de prune.

On rit, on jase, et on décide de sortir : on est samedi soir : direction Shibuya, le quartier « qui ne dors jamais ».

Une demi-heure de métro, on est rendu là, et on nage (en fait, on fait une randonnée palmée) dans la masse de personnes qui est là. Nous ne sommes pas seuls.

Les Tokyoïtes sont sur leur « 36 » (que je ne sais pas d’où vient cette expression!), et ils sont, et elles sont, belleaux à voir. Deux heures de promenade dans ce quartier branché plus tard, on décide de revenir.

Dodo vers minuit : Isa est en train de lutter efficacement contre le décalage horaire!

Aujourd’hui, c’est dimanche : or, le dimanche, c’est le moment par excellence des « cosplay » : les gens qui se déguisent en personnage de manga, et qui se donnent rendez-vous dans un parc, porche d’un sanctuaire Shinto très réputé.

Donc, on va faire une pierre trois coups : le sanctuaire, les cosplays, et on va terminer avec l’ascension (gratuite) de l’hôtel de ville de Tokyo pour admirer la ville.

Le sanctuaire est très grand, et fréquenté (c’est peu dire) : on voit beaucoup d’occidentaux (la plus grande concentration d’Occidentaux depuis le début de notre voyage au Japon). Et donc, il y a plein d’explications sur le fonctionnement du temple shinto en anglais. Isa apprécie beaucoup. Le sanctuaire est dans une forêt aux arbres immenses.

Cerise sur le sundae : on a vu une procession de mariage traditionnel… Il faut aimer se faire photographier par pleins de touristes en short…

Parlant de cerise, Isa nous a convaincue d’acheter les cerises du Japon: le coût me rappelle les raisons de l’Islande. Mais le goût, ben voilà: ça vaut pas le cout.

Pour le « cosplays », c’est moins évident : il mouillasse un peu le matin, et on en voit pas. Isa dit que ce genre d’événement commence généralement en après-midi. On décide de retourner au parc Yoyogi après avoir mangé…

Mais on tente d’aller manger au « Monster Kawaii» resto.

On n’a pas réservé, mais on tente le coup quand même.

On trouve le resto, caché au quatrième étage d’un immeuble.

On arrive et oui, il y a de la place.

Joie.

Et là, on entre dans le temple du kitsh? Du kawaii sauce sucré rose?

Je vous en parle pas plus, allez voir les photos.

Mais même si on a mangé du spagh à l’ail, un bol de riz avec du porc, une salade et des frites, j’ai vraiment l’impression que d’avoir bouffé que du dessert tout le long. Que bizarre.

Que cochée.

On retourne au parc Yoyogi : les Elvis (Wong) sont là… C’est la journée coat de jean. Ils dansent et chantent. Et surtout, ils et elle (il y a une femme en Elvis, et elle est pas mal pas pire) s’amusent, cela se voit. Mais leur danse est un mélange de toutes sortes de danses… On rigole, et on continu.

On va voir quelques filles habillées kawaii mais sinon, on voit surtout une foule digne du Mont royal, le dimanche.

De là, on marche jusqu’à l’hôtel de ville de Tokyo.

Bon, moi, j’ai en tête un hôtel de ville : un bâtiment de 10 étages, et pis voilà.

Non.

Il y a trois gratte-ciels, cet hôtel de ville. Dont deux de 45 étages. Tokyo a presqu’autant de citoyens que l’ensemble du Canada… Leur hôtel de ville est plus gros que le parlement canadien. Et de loin.

Wow.

Après une courte attente pour monter, on admire la ville à perte de vue.

Wow.

Retour à notre AirbandB. Pendant que Sol va se faire masser les pieds (elle a très mal a un pied), Isa et moi, on va faire les commissions.

Le dimanche, le magasin d’alimentation sur deux étages est plein à craquer, particulièrement les comptoirs de poisson.

Il y a des dégustations : entre autres, celle d’une nouvelle sorte de ramen en sac : froide. On y goute, c’est bon. Comme on achète trois sacs, Isa est invité à une machine genre à sous pour voir si elle ne gagne pas quelque chose. Mais elle perd, et s’en retourne avec des mouchoirs comme prix de consolation.

Avec Isa, on joue au jeu « salé ou sacré »… Et ce n’est pas évidement.

On achète une bouteille de vin rouge japonais (il n’est pas excellent, mais il goute le vin, ce qui est une amélioration) et deux petites bouteilles de vin de prune pour faire une dégustation.

On se retrouve à déguster un saké au miel (mium) et un saké au gingembre (bon). Mais on n’a pas de vin de prune… Les étiquettes sont en Japonais, pour celles et ceux qui n’auraient pas compris nos méprises continuelles…

On se bouffe des dumplings, des sashimis de saumon, des légumes, un rouleau de printemps au saumon et fromage et, comme dessert, on se mange (enfin, surtout moi) les boules de panda (voir le dernier blogue).

Ces boules sont en fait des… chocolats praliner.

On a eu le fou-rire quand Isa a tenté d’expliquer à Sol qu’un décalage horaire de 13 heures est l’équivalent d’un décalage de 11 heures…

Là-dessus, pour la deuxième soirée de suite, on est un peu chaud (ceci explique la phrase ci-dessus), et le monde va dormir de bonne heure.

Des heures de plaisirs.

La dernière partie de notre voyage va être une apogée!

Vive Québec!

Syl

Le quartier geek…

Commentaires (2)

pgluneau25 juin 2018 à 3:42

Oups! J’ai sauté plein de post, par erreur!! Je ne m’en suis rendu compte que lorsque tu as parlé des boules de panda, dont tu as prétendument parlées dans le billet précédent : il me semblait bien que je ne pouvais pas avoir lu ça sans que ça me frappe outre mesure!! ;^) Je relirai ces billets manqués dans les jours à venir…

Sinon, le resto rose me donne mal au coeur juste avec sa décoration : comment avez-vous pu manger quelque chose entourés d’une telle orgie de mauvais goût??

Wow!! Isa est si mince qu’on jurerait qu’elle va disparaître!! Ne la laissez pas faire : on veut qu’elle reste!! ;^)

Pour ce qui est de toi, Sylvain, tu as le droit de rester droit, sur une photo : tu n’es pas obligé de t’incliner, à la japonaise, de 45 degrés à chaque fois qu’un objectif d’appareil-photo se braque devant toi!! ;^)

Bon sprint final…

Pierre25 juin 2018 à 3:48

Bon, ça y est, ma fille trippe Japon (quartier geek et restaurant fluo). Tu as l’air de manger les ‘repas’ que mes élèves me préparent avec de la pâte à modeler. Je trépigne de hâte d’avoir mon cadeau (à cause des animaux devant des urinoirs).

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