La montagne au repos

Komagane, Japon, loin.

 

On l’a trouvé. Avec de la difficulté, mais on l’a trouvé, le chalet alpin au Japon, avec l’air vivifiant, les nuées de grenouilles (les rizières n’ont pas que du bon), ses deux étages, sa ferme à 15 minutes de marche avec du lait et du yogourt à boire à se jeter par terre, et pis bon, des décors dignes de la Suisse.

Mais difficile à trouver, ce chalet.

Pourtant, en descendant du train, et après avoir fait les courses, on décide de prendre le taxi (une deuxième fois depuis notre arrivée au Japon).

On a l’adresse, on la montre au chauffeur, et voilà, il ne part pas.

Il ne comprend pas l’adresse. Mais c’est celle affichée sur le site d’AirBandB. On peut rien faire de plus.

Non, cela lui ne dit rien.

Sol lui dit que c’est proche du Onsen hôtel. Ah, il sourit, et il démarre.

Ouf, on a eu chaud.

On fait un 4 kilo, et on arrive à l’hôtel. Mais nous, on reste « proche » de l’hôtel. Pas à cet hôtel.

On tente d’appeler notre « hôtesse », pas de réponse. Le chauffeur suit une petite route, et s’arrête pour sonner chez les gens et demander où est notre maison !?!

Finalement, une voisine lui pointe quelque chose.

On repart.

Sol et moi, on a des photos de la maison et des environs, mais elles sont prises de jour. Là, il est 20H00…

Si au moins on avait l’adresse.

MAIS ON L’A LA FOUTUE ADRESSE !!!!

Il retourne dans sa voiture. On prend une autre rue. Il pense que c’est là, mais il n’est pas certain. Pendant ce temps, Sol a reçu un texto de notre hôtesse, et finalement, le chauffeur et elle peuvent se parler au téléphone.

Mais même à cela, ça prend un bon deux minutes pour que le chauffeur soit à peu près sûr de la maison.

C’est bien elle.

On donne un pourboire à notre chauffeur qui était très gentil, mais pas sympathique. Il attend que l’on rouvre la porte de la maison pour s’en aller.

C’est la première fois qu’on donne un pourboire au Japon, et que la personne l’accepte.

 

 

On est là pour se reposer, et on a fièrement réussit!

Bon, il fallait quand même aller chercher de la bouffe au bout de deux jours… Or, cela tombe bien, il y a un vélo flambant neuf dans le hangar. Sol insiste pour que je le prenne (c’est moi qui suis de corvée de bouffe, et donc, elle se sent un peu coupable, et bon, elle sait que j’aime le vélo…), en me disant qu’il a un panier en avant, qu’il est neuf, haut, et, argument massue, bleu.

Bon, j’avais pensé y aller en marchant au magasin, puis revenir en autobus, mais bon, le vélo, allons-y.

Et cela fait tellement plaisir à Sol…

Bon, cela descend jusqu’au marché, en bas. Ça roule tout seul.

Je fais le marché (achat d’excellent blé d’inde dignes du Québec), passe à la gare pour obtenir des infos sur le train pour se rendre à Tokyo. Rien de trop clair, sauf que c’est possible. Je n’arrive pas à savoir le prix, ni même la durée du trajet : on est dans une petite gare, mais pas tant que cela.

Je passe sous silence le fait que j’ai poirauté devant le kiosque du guichetier de gare pendant 5 minutes, à le regarder imprimer (avec des feuilles trouées) et détacher consciencieusement chaque feuille, les lire, et les ranger. Pendant 5 minutes. Et à la vitesse de l’impression, il va en avoir pour la journée, à jouer à son petit jeu.

Ma patience à une limite : c’est celle-là.

Je rembarque sur mon vélo, dont les pneus pourraient être plus gonflés. J’ai beau eu monter le siège le plus haut possible, j’ai les genoux qui se ramènent dans ma face. Et impossible de faire du vélo debout, ma position préférée lorsque je grimpe (ce que je dois faire sur 4 kilo).

Pickle mariné sur le sushi : le vélo a un grand total de une vitesse.

Une comme dans l’unique vitesse.

Qui, dans le monde d’aujourd’hui, fabrique encore des vélos à une vitesse? Et qui achète ce vélo-là en sachant qu’il réside en montagne?? Et qui prend ce vélo-là sans s’en apercevoir en patant???

Ben, j’ai fait la moitié du chemin en courant à côté du vélo.

Mise à part ce petit incident, quel beau séjour.

La rivière est à deux pas, traversée par un pont suspendue, les décors sont à coupé le souffle, et la maison hyper confo.

Les marches sont vivifiantes.

Mais (il y a toujours un « mais », mais (ahahah) dans mes textes, il y en a souvent plus qu’un, des « mais ») pas de singe. Or, il y a des pancartes que te disent de ne pas nourrir les singes. Mais des singes point j’en ai vu.

Deux golfs à maillet, ça oui (les Japonais jouent au golf avec le maillet du cricket : avantage : le terrain est mille fois plus petit, et tu n’as pas besoin de raser les forêts. Désavantage : il n’y a pas de voitures électriques. C’est comme ça).

Bon, je ne vous retiens pas plus longtemps avec mes histoires relativement bénignes : genre, à la pâtisserie, je tente d’en acheter de la sucrée. J’augmente mes chances en achetant 2 différentes pâtisseries. Perdues : les deux sont salées.

Bref.

Là, je vous écris du highway bus, direction Tokyo. Deux fois moins cher que le train, le même temps de trajet, très confortable (avec siège réservé, appuie pied et tablette) et directe : on n’a pas besoin de changer trois ou quatre fois de train.

Et puis, on peut manger dans le bus (ce que l’on ne peut pas faire dans les trains locaux).

Je suis donc passé dans un magasin de souvenirs (qui vendent la bouffe souvenirs, les spécialités locales), et j’ai acheté un paquet de bouffe « sucré » et un « salé », pour les 3 heures de trajet prévue (qui vont en prendre 4 à cause d’un accident de la route, méchant accident d’ailleurs : l’auto était réduite de moitié en longueur…).

Résultat : deux salés.

Je m’améliore.

Isa débarque ce samedi. On a très très hâte!

(surtout qu’Isa amène du déodorant « Secret » à Sol… Le déodorant étant quelque chose de rare et couteux au Japon, et non, on ne sait pas pourquoi).

Syl

Commentaires (5)

Pierre21 juin 2018 à 8:08

Une vitesse ! Pouah ha ha ! Très belle rivière, on se dirait le Bas du fleuve. Les pandas étaient-ils en marzipan ?

P'pa21 juin 2018 à 8:33

Texte…… blablabon et photos…… blablabonnes

Sayonara.

Isa22 juin 2018 à 7:07

Le Secret sera là dans 18h!

Andrée27 juin 2018 à 9:02

Auras-tu assez de patience pour tenir jusqu’à la fin? (Il le faut!!)

https://youtu.be/xeWMItQscxU

pgluneau3 juillet 2018 à 5:13

Blablabeau, blablabeau… BLABLASUBLIMISSIME, tu veux dire!!!??!!??

Ça n’a rien que pas de bon sens à quel point c’est GÉNIALEMENT Blabla beau!!

Je capote!!

Pis en plus, c’est rempli de petits pandas kawaii en genre de pâte d’amande, cette petite région-là!??! Wow!!!

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