Pollution au Japon

Des petites journées tranquilles depuis deux ou trois jours. En fait, on se prépare notre excursion de vélo sur les îles, entre Imabari et Onomichi… On va prendre deux jours pour faire le trajet de 70 kilo, car il y a des choses à voir entre.

On a aussi décidé de ne pas faire la magnifique vallée d’Iya. On vous explique : Premièrement, Sol a mélangé les ponts de lianes. Elle pensait aller voir des ponts de racines et lianes qui sont en fait en Inde… Dans la vallée d’Yia, il a aussi deux ponts de lianes, mais pas du même type…

Mais bon, on se retrouvait aussi à y aller la fin de semaine. Avantage : plus de bus, dans cette région reculée. Désavantage : plus de touristes sur deux ponts de lianes et une statue de petit garçon qui pisse debout (au Japon, je spécifie le « debout », parce que par ici, on pisse en faisant des squats (photo à l’appui bientôt).

On a gosser quelques heures là-dessus pis finalement, on a rayé de la carte la vallée de l’Iya. En plus, pour y aller, c’est trois heures de train, et il fallait revenir sur nos pas pour faire le vélo sur les îles.

À la place, on passe la fin de semaine à Imabari. Cela nous permet de bien planifier notre deux jours de vélos à venir, et de visiter la ville et son château de mer, l’un des trois au Japon. Visite intéressante! Et puis, la ville a été bombardée trois fois par les Américains, dont la dernière fois où le raid a détruit des milliers de maisons : c’était le 5 aout 1945. La veille d’Hiroshima. On a vue le seul building resté intact (mais noircit) du centre-ville : un building occidental (je soupçonne quelque chose…).

Comme on est là que deux jours, on se choisit un hôtel. Mais c’est cheeeerrrrrr : le seul hôtel qui semble convenir à nos modestes besoins est 220$ la nuit….

On décide donc de retourner à nos bonnes vieilles habitudes : on ne réserve pas d’avance, on arrive à la gare de train d’Imabari, et on se pointe à l’office touristique pour qu’ils nous réservent un hôtel.

Ainsi fût fait.

Tant qu’à y être, on a pris le train local, pas le « limited express » à 6$ de plus par personne. Ben je vous dis qu’il était assez limité, et pas très express en effet ce local. Mais bon, c’est confo :  on a pris la banquette à deux, avec une banquette qui nous faisait face, et comme on a la lèpre, personne s’est assis avec nous, malgré qu’il y avait du monde debout. J’aime bien avoir la peste.

Arrivée à la gare d’Imabari, on se dirige à l’office touristique. La madame se plie littéralement en deux pour nous aider (on n’est même pas surpris) : elle nous propose des hôtels qui ne sont pas sur Agoda, elle téléphone pour nous, elle rit de mes blagues (cela fait deux fois que je fais rire les Japonais avec mes blagues (très drôles) : une fois quand la vendeuse de t-shirt m’a dit que je devais prendre le X-large et non pas le large. J’ai miné le fait que je n’étais pas si gros que cela. Sol m’a dit que cela avait un rapport avec mes épaules… Et là, cette fois-ci, la madame nous parlait de ne pas oublier d’acheter des carottes pour les lapins de l’ile aux lapins, car les lapins mangent des carottes. Moi, je lui ai dit (mimer en fait) que c’est moi qui allait manger les lapins.  Sol m’a dit que la madame a rit parce que Sol m’a donné une tape derrière la tête (comme elle fait souvent à Ben The Rock le vendredi, quand il dit des conneries (Ben a une bosse permanente en arrière de ladite tête. Parlant the The Ben : il a écrit sur Fessebook que son nouveau chien était « très intelligent ». Sans vouloir être trop méchant, quand Ben the Ork affirme que son chien est très intelligent, je me demande à qui il le compare…).

Bref.

On a réservé cet hôtel pour quand même 130$ la nuit (on est la fin de semaine…).

Bon, le petit dej est compris, mais bon, ce n’est pas le plus bel hôtel de ma vie. Mais le service est (attention, pas de surprise) impeccable.

Notre premier petit dej japonais : Sol se demande quel choix de poisson on va avoir. Mon estomac est prêt à tout. Et là, surprise : il y a des œufs brouillés, des saucisses, du yaourt et même des céréales!!! J’ai donc pu éviter les nouilles frites au poulet qu’il avait aussi… Et autres plats qui ont l’air très bon, mais pour le midi ou le souper.

Aujourd’hui, on s’est donc occupé de louer deux vélos (que l’on a testé), loué un hôtel sur une des iles pour demain (c’est la madame de l’office touristique qui l’a choisi pour nous : son critère principal : le monsieur parle anglais), et organiser le transfert de nos bagages à Onomichi, notre destination finale dans deux jours. Ben cette dernière étape n’a pas été simple… En effet, on voulait nos bagages que le surlendemain. C’est-ce tour de passe passe qui a été difficile à faire comprendre.

Après Onimichi, on s’est réservé un AirBandB à Hiroshima, mes amours, pour une semaine.

Voilà.

On s’amuse comme on peut. :  )

Syl

PS : Il n’y en a pas de facile au Japon. Là, je suis au 7-Eleven pour acheter de la bouffe. Je fais tout comme il faut. Puis là, après que toute la cérémonie de payer, remercier, emballer est terminée, le gars me sort une petite boite de genre 30 cm par 30 cm par 30 cm. Avec un trou dedans, mais obstrué par un genre de pellicule noire.

Il attend visiblement que je fasse quelque chose. Mais quoi?

Je le remercie (au Japon, remercier, c’est toujours gagnant).

Il me dit quelque chose, et me fait un étrange signe du bras.

On dirait qu’il veut que je mette ma facture dans la boite…

Non, ce n’est pas ça.

Re signe du bras. Merde. Le gars, il veut que je mette carrément mon bras dans sa boite. Mais on n’a pas élevé les vaches ensemble, que je sache!

???

Je le fais (toujours faire ce qu’un Japonais vous dit, surtout au Japon. Sinon, tu peux perdre un œil (référence pointue à Kill Bill ici)).

Je sens comme des cartes plastifiées dans ma main. J’en prends une. C’est un tirage.

Il regarde mon billet, parle tout seul mais fort (tout seul car je ne comprends pas une miette de ce qu’il dit), et il semble me faire signe que j’ai rien gagné.

Erreur :  j’ai gagné l’honneur de m’en retourner vaquer à mes vacances prolongées.

Anecdote sur anecdote : aujourd’hui, Sol est au 7-Elven. Elle se fait faire le coup de la boite, mais je lui ai conté mon histoire. Et elle pige un billet gagnant. Évidement. Elle a gagné un sac de bracelets fait dans une matière mystérieuse qui aurait la fonction d’éloigner les bibittes. Mais cela semble être fait pour les enfants. À suivre.

PPS : Ah oui, le titre de mon blogue! Je voulais juste vous parler rapidement de trois types de pollutions très courant au Japon, ce pays où l’on voit rarement de déchets à terre, et aucune poubelle non plus.

Présenté en ordre croissant d’importance :

  • Ils laissent les voitures « tourner » à l’arrêt… Comme juste gossant.
  • Le suremballage. En fait, le sur-sur-sur emballage. Ils atteignent des sommets. Tu achètes 8 petites saucisses séchées, elles viennent dans un emballage, qui lui est sous-divisé en deux autres emballages de 4 saucisses.
  • La pollution sonore : de loin, la pire pollution au Japon. Toujours tu entends quelqu’un te donner des directives, des instructions ou de l’information. Souvent sous forme pré-enregistrée (avec toujours la voix de la petite fille préadolescente) ou bien « live ». Par exemple, une voix préenregistrer de petite fille préadolescente semble énumérer les stations où le tramway va s’arrêter. En même temps, le chauffeur de tramway a un micro, et parle lui aussi. À part nous dire ce qu’il va manger ce soir, je ne vois pas ce qu’il peut rajouter de pertinent à l’information qu’on essayait de ne pas entendre avant.

Remarquez, moi aussi, quand on me donne un micro, je ne suis pas arrêtable. Je veux dire, je peux en dire long, des conneries, parce que j’ai un micro entre les mains.

Je suis peut-être en train de devenir Japonais, comme Sol.

Le Château de mer d’Imabari.

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