De bobos et de repos

7 jours. Une semaine qu’on a passé à Galle  (au lieu des 4 prévus). Et zéro regret. Quelle belle ville. Elle marie tellement bien l’Europe et l’exotisme du Sri Lanka. Et puis, notre chambre est ultra confortable.

On ne se tanne pas de déambuler dans la ville, de marcher sur les anciennes fortifications, de se baigner sous ses murs, et de jogger dessus.

Bref, de 4 jours, on a rallongé notre séjour de trois de plus.

Faut dire que Sol a eu un pas mal gros coup de chaleur… Moi, je me suis finalement remis de ma vague qui m’a ramassé mon pied…

Bref, on a léché nos plaies à Galle. Et bien mangé.

Mais toute bonne chose à une fin (ce sont des phrases de même qui rendent l’existence pénible…). On quitte Galle pour notre dernière étape : les plages de Bentota.

On quitte en tuk tuk (on a décidé de mettre de côté le train : les horaires ne sont pas toujours justes, mais surtout, le risque de faire le trajet debout sont trop grand… On a pu l’âge…

Bref, tuk tuk…

Premier arrêt : la poste. On a un petit colis à s’envoyer… On arrive avec notre sac, et 10 minutes plus tard, on est sorti : le sac est dans une boite, tous les frais sont payés, full fafa. Est-ce qu’on vous a dit qu’on aimait le Sri Lanka?

Deuxième arrêt : une manufacture de soie. Un guide nous explique le tout, on touche au vers à soie, et à la soie qui est tissée à partir des cocons. Court, mais très intéressant.

Troisième arrêt : un orphelinat. Oui, je sais, on vous a dit que l’on ne voulait pas encourager ce genre d’établissement… Mais bon, un orphelinat de tortues, c’est dans une catégorie à part… :  )

Là aussi, court mais intéressant. Mais bon, ils sont nombreux ses établissements de secours marins… Et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils font cela moitié pour les tortues, moitié pour les touristes… Mais bon, les tortues sont bel et bien remises à la mer après trois jours de « captivités » suite à leur naissance…

Durant le trajet, on a le droit a des histoires d’horreurs sur le Tsunami de 2004 quoi a frappé très fort dans le coin… Genre, le train, qui a été ramassé par la vague, et dont tous les passagers ou presque sont mort : 2000 morts. Il y a des cimetières un peu partout de chaque côté de la route. Joie [sic].

Quatrième arrêt : notre premier hôtel à Bentota (parce qu’on n’a pas réservé avant de partir : on magasine un beau petit nid pour nos 10 derniers jours : mais on a fait une liste de ceux qui nous intéressent). Il est sur le bord de la rivière, mais en pleine ville (on n’avait pas compris cela). Il fait un peu sombre à l’intérieur, et l’appart manque donc de clarté.  Mais il y a une cuisine…

Le proprio tente de nous vendre la location (vendre la location, j’aime cela) en nous amenant voir la terrasse sur le toit. Sol suit le proprio, mets les deux pieds sur une « fausse » marche qui lâche. C’est la chute…

Les deux jambes bien écorchées, de gros bleus… Glace, excuses et le reste. Sol a vraiment mis les pieds sur ce qui ressemblaient à une marche, surtout dans le pénombre… Négligence du proprio. On est fâché.

On quitte l’appart, incapable de louer là après cet accident. Sol a très mal. Notre plan de prendre le temps de magasiner un hôtel vient de tomber (ahahaha) à l’eau.

On arrête à un Guest house un peu trop cher, mais très confortable, pour que Sol se repose… Après avoir désinfecté Sol avec de l’alcool de chirurgien (c’est-ce qui est écrit sur la bouteille, en gros)(Sol n’a pas criée, mais c’est tout comme… Or, vous connaissez sa résistance à la douleur… Cela faisait donc très mal. Très. Même l’eau de la douche sur ses plaies faisait atrocement mal).

Je laisse Sol récupérer, et je pars chercher un hôtel « pour de vrai ». Pas facile. Bentota est vraiment connu et reconnu pour sa plage de sable fin. Elle pourrait sans gêne se situer à Cuba. Sauf pour les prix, très élevés par rapport au restant du Sri Lanka.

Je fais 4 hôtels avant d’en trouver un qui est dans nos prix, et directement au bord de la plage.

Je retourne à l’hôtel avec le souper : concombres jaunes, tomates, raisins, restant de riz frit, bières Lion, bières de Gingembre, cacahouètes (c’est joli, comme nom, cacahouètes mais cela prend un « h » quand on l’écrit).

On soupe, et on dort.

Le lendemain, Sol va un peu mieux. Après un copieux déjeuner (qu’on n’a pas fini, étant trop gros)(le déj, pas nous. Nous, on maigrit), on se dirige vers le nouvel hôtel que j’ai pas officiellement réservé, mais c’est tout comme (j’ai promis que j’allais revenir au gérant)(au Sri Lanka, la parole, ça veut encore dire quelque chose : l’autre jour, la madame de l’hôtel me demande pour payer la chambre et je lui dis que j’ai déjà payé à son mari (qui ne m’a pas donné de reçu parce que je l’ai pas demandé, connard de moi). Elle me regarde, sourit, et me dit « OK! » sans vérifier auprès de qui que ce soit) (j’ai fermé la parenthèse, mais j’arrive plus à savoir si je devais le faire ou non. J’écris beaucoup de parenthèse aujourd’hui. Comme cette parenthèse qui explique (mal) pourquoi j’écris beaucoup de parenthèses aujourd’hui).

Bref.

Nous voilà donc installé, en théorie pour 10 jours.

Sol se remet de ses blessures. Moi, ma peau a cessé de peler comme un lézard dans ses mauvais jours. Pas besoin de pleurer sur notre sort : la plage est belle, la mer est délicieuse, la bouffe est bonne, la chambre est immense (la chambre de bain est plus grande que mon bureau à Vardun (ou au CDM)(sans doute les deux réunit) et le personnel très gentil.

On y a rencontré 4 Canadiens d’origine indienne mais lointaine (150 ans) dont les grands-parents ont vécu en Afrique, les parents en Angleterre et eux, ben ils sont nés au Canada. Ils voyagent pendant 5 mois, et c’est la première fois qu’ils rencontraient des gens qui voyagent plus longtemps qu’eux. On a parlé pendant une heure, et on est maintenant ami. Dans le sens de.

Dans le sens qu’un des Canadiens d’Edmonton m’a demandé de le supporter, devant le gérant, pour que l’hôtel installe, dès demain, un drapeau canadien sur la plage (il y a des drapeaux de quelques pays, mais pas du Canada).

Je sais pas comment dire en Canadien : « Je me câlisse beaucoup ». À la place, je fais signe de « oui » au gérant… Cela me tente zéro de parler de nationalisme en voyage. D’autant plus que les deux couples de Canadiens (qu’importe ce que cela veut vraiment dire…) sont très gentils.

Je réserve ma haine du nationalisme à mes élèves… :  )

Évidement, on aurait pu aussi mettre le drapeau noir… Je ne sais pas à quel point j’aurais eu du succès avec cette (tellement excellente) idée…

Bref.

On a l’intention de se reposer, de se relêcher les plaies, avant de prendre un avion de nuit (points de la carte de crédit oblige) en direction de la Malaisie. Il faut préparer ce « nouveau » voyage, mais l’internet n’est pas fameux à l’hôtel…

Bref.

Encore une fois, pas de larmes pour nous : il fait un délicieux 28-30 degré, le sable est fin, la mer est joyeuse (il y a des planches pour faire du body surf!) mais sans être trop mentale, la bouffe est bonne, et on ne se lève pas pour travailler (faut juste pas rater le petit dej).

Je ne vous dis pas le bonheur.

Syl

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